- Interview -
Quelle relation entretenez-vous avec la musique ? Et pouvez-vous nous évoquer vos premiers contacts avec les artistes ?
Selon moi, la musique véhicule l’universalité. J’ai un rapport profondément affectif avec la musique. Seul
s quelques notes, une mélodie, ou encore des textes sont capables de me bouleverser, ou au contraire, cela peut me donner un “peps” incroyable. Je suis donc très sensible à la musique. Par exemple, tout à l’heure, lorsque l’on parlait de musique classique, nous évoquions ensemble le Concerto pour piano N° 5 “L’Empereur” de Beethoven, cela me filait la chair de poule.
Quant aux souvenirs, j’avais une douzaine d’années en 1968 et c’est à cette période que j’ai réellement commencé à m’intéresser passionnément à la musique. Notamment la musique folk américaine et les grands chanteurs à textes français tels Brassens (il en connaît les textes par cœur), Brel, Barbara, Ferrat, …
Mes premiers contacts avec la musique se sont faits à ce moment-là et le grand mouvement hippie d’origine américaine a été pour moi une façon d’exister, voire, de me situer dans la société. Look et coupe de cheveux “baba cool” fortement prononcé (au grand désespoir de ses parents, reconnaît-il), je passais mon temps à écouter les chansons de Bob Dylan, Joan Baez, ou encore, Crosby Stills Nash and Young.
Aujourd’hui, je continue à écouter ces artistes. Je partage même ma passion pour Bob Dylan avec mon gendre qui vit aux Etats-Unis. Ce sont mes racines musicales, mais j’ai la chance d’avoir beaucoup voyagé. Cela m’a permis de m’ouvrir à de nouveaux répertoires musicaux tels que la musique du Cap Vert avec, entre autres, un artiste formidable qui s’appelle Bonga.
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Comme la plupart les jeunes des sixties, avez-vous fait partie d’un groupe de rock ?
Oui. J’ai modestement participé à un groupe de rock avec les copains de l’époque. J’en ai oublié le nom, mais cela reste un très bon souvenir. On était dans l’esprit Beatles, Rolling Stones. Bref ! J’ai appris quelques accords, mais vraiment pas de quoi devenir la star locale ni de se constituer un réseau de groupies.
Motivé par la passion, vous avez dû assister à de nombreux concerts. Quel est le moment le plus captivant que vous ayez vécu face à une scène ?
Dylan… Oui définitivement Bob Dylan et le Rolling Thunder Review. Je m’en souviens très bien. C’était en décembre 1975 à Quebec dans le stade de l’équipe de hockey. Joni Mitchell assurait la première partie. Au début je m’étais installé dans les tribunes, puis attiré par le feu scénique de Dylan, j’ai eu l’idée de descendre pour me rapprocher de la scène.
À ma grande surprise, je me suis retrouvé accoudé juste devant la scène en me disant que j’allais me faire sortir. Mais personne n’est venu me déloger. J’ai pu ainsi voir Dylan comme s’il était dans mon salon. Plus tard, durant le concert, Joan Baez l’a rejoint sur scène. C’est un moment intense que j’ai vécu là…
Je vous laisse imaginer mes émotions lorsque après tant d’années, je suis allé voir Joan Baez se produire sur la scène de Blues Passions en 2009.
Depuis 2008, vous êtes un partenaire de Blues Passions. Exceptée votre passion pour la musique, pourriez-vous nous dire qui ce vous motive principalement ce partenariat ?
À dire vrai, je pense que la musique crée la rencontre et déclenche de fortes émotions. Blues Passions c’est tout cela à la fois. J’adore cet événement parce qu’il est à mon sens source de vie pour la ville, la région et tous ses habitants. Vous le soulignez dans votre question ; c’est la troisième année que je suis partenaire de Blues Passions et j’en suis satisfait d’autant que cela me permet chaque année de rencontrer des nouvelles personnes gens ou de renforcer mes liens commerciaux ou non avec des gens.
Auteur : Christophe Duron